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Catastrophe naturelle reconnue, PPR, argiles, radon, zone sismique : ces termes officiels apparaissent sur la fiche de chaque commune, mais ils ne mesurent pas tous la même chose. Voici ce que dit vraiment chacun d'eux.
Un arrêté de catastrophe naturelle est publié par l'État après un événement (inondation, sécheresse-réhydratation des sols, mouvement de terrain...) suffisamment grave pour déclencher la garantie catastrophe naturelle des contrats d'assurance habitation. Le nombre d'arrêtés passés sur une commune n'est pas une prévision : c'est un historique, qui reflète autant la fréquence réelle des événements que le fait qu'une commune ait ou non demandé la reconnaissance après un sinistre.
Un PPR (inondation ou feu de forêt notamment) est un document réglementaire qui délimite des zones à risque et y impose des règles de construction, parfois des interdictions. Une commune couverte par un PPR n'est pas nécessairement plus exposée qu'une commune sans PPR : certaines communes exposées n'ont simplement pas encore fait l'objet d'un PPR formalisé.
Le sol argileux se rétracte en période sèche et gonfle en période humide, ce qui peut fissurer les fondations d'une maison individuelle. L'aléa RGA est cartographié par le BRGM en plusieurs niveaux, du plus faible au plus fort. Ce n'est pas un risque immédiat mais un risque structurel lent — pertinent surtout pour une maison individuelle sur fondations superficielles, beaucoup moins pour un immeuble collectif.
Le radon est un gaz radioactif naturel qui s'infiltre depuis le sous-sol granitique ou volcanique et peut s'accumuler dans les espaces mal ventilés (caves, rez-de-chaussée). Le classement en 3 catégories (IRSN) reflète la nature géologique du sous-sol communal, pas un niveau mesuré dans un logement précis — une bonne ventilation réduit fortement l'exposition réelle, quelle que soit la catégorie de la commune.
Le zonage sismique réglementaire (5 zones, de très faible à forte) détermine les normes de construction parasismique applicables aux bâtiments neufs. La France métropolitaine est très majoritairement en zone faible à très faible ; les zones modérées à fortes se concentrent surtout dans les Alpes, les Pyrénées, l'Alsace et les Antilles.
Historique catastrophes naturelles, PPR, argiles, radon et zone sismique, à partir des données officielles de l'État.
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